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Incendie du pavillon vert du Cices: les non-dits d’une affaire de gros sous

Incendie du pavillon vert du Cices: les non-dits d’une affaire de gros sous

2015-2018: voilà trois ans que le pavillon vert du Cices a été réduit en cendres. Trois longues années que les sinistrés attendent désespérément d’être indemnisés. Des exposants venus pour les besoins de la 24ème édition de la Foire internationale de Dakar ont vu leurs marchandises partir dans les flammes d’un incendie qui s’était déclaré dans la nuit du 12 décembre 2015 et dont l’origine reste encore un mystère.

Selon les chiffres officiels, 178 personnes dont 40 Sénégalais ont subi des préjudices et, depuis, ils sont dans l’attente de leur indemnisation. 600 millions de nos francs dont les ayants droits n’ont toujours pas vu la couleur. Réunis autour d’un collectif, ces commerçants se disent las d’être ballottés depuis tout ce temps. Des courriers adressés à différentes autorités sont restés vains. A l’exception du Premier ministre qui a orienté le collectif des victimes vers l’Agent judiciaire de l’Etat. A l’occasion de leur tête-à-tête, ce dernier leur avait donné l’assurance qu’ils rentreraient dans leurs fonds très rapidement. Depuis, rien !

Selon des informations glanées ça et là, touché par la détresse de ses compatriotes sinistrés, le chef de l’Etat malien Ibrahim Boubacar Keita a déboursé une enveloppe de 100 millions pour leur venir en aide en attendant que le Sénégal ne daigne les dédommager. Pendant ce temps, que font nos autorités pour soulager la peine des commerçants ? Rien ! Après un énième cri de relance dans la presse, le collectif a été reçu au début de ce mois de janvier par le directeur général du CICES himself. Au menu des discussions, du déjà entendu. Le discours de Cheikh Ndiaye n’avait pas évolué plus que ça. Au grand dam d’hommes et de femmes pour la plupart des self made men qui se sont faits tout seuls dont le seul tort a été d’exposer leurs marchandises au FIDAK 2015.

Dès lors, des questions nous titillent: Que vient faire l’Agent judiciaire de l’Etat dans cette affaire ? Si la réponse réside dans le fait que le Cices est une entité nationale, alors quid de cette assurance dont le directeur faisait allusion à l’époque ? Sinon, comment une foire internationale peut-elle se tenir sans qu’aucune mesure ne soit prise pour prévoir ce genre de sinistre ? Les caisses du Cices sont-elles vides au point de ne pouvoir s’acquitter de ses responsabilités ? Autant d’interrogations que la rédaction de Yerimpost tentera d’élucider dans une enquête que nous vous servirons sur cette manne d’argent dont personne ne parle.

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