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Il démonte le livre de Macky SALL ” Rien que le titre, on sait que tu es amateur…”

D’emblée, je voudrais préciser que vos livres ne méritent pas ma lecture ni perte de temps. Rien que le titre est révélateur et témoigne tout l’amateurisme autour de votre rédaction supposée de ces 4 Tomes prématurément ratés. En mettant «Conviction républicaine» au singulier, on ne sait pas si vous parlez de l’APR ou de la République. Un aveu du mélange du parti et de la République. Ensuite, vous confondez régime présidentiel et régime présidentialiste. Le régime sénégalais n’est pas un régime présidentiel. Veuillez corriger, svp!
Aussi, convient-il de nous demander comment un président qui doit consacrer toute son énergie à régler les problèmes quotidiens des sénégalais peut-il se permettre le luxe d’écrire 4 Tomes pour parler de lui-même, vanter ses promesses non tenues et de surcroit prévoir 12 jours en vue de faire du tourisme présidentiel à la prochaine Coupe du monde de football en Russie ? Il serait mieux indiqué de passer ces 12 jours en Casamance, à Matam, Backel, Kédougou ou Kidira pour percevoir le manquement à votre parole et à vos engagements lors des conseils des ministres décentralisés. Certainement, si l’on se fie à Mbagnick Ndiaye ou encore à l’actualité, c’est la première dame qui gère nos dossiers. Un président doté d’un pragmatisme visionnaire userait toute son énergie pour abréger les souffrances de n’importe quel sénégalais. Un président ne devrait ignorer ça… Elémentaire !
Que voulaient les partisans des assises nationales ? Un régime primo-ministériel, c’est-à-dire un premier ministre qui gouverne grâce au soutien de l’Assemblée et un président qui incarne la continuité du Sénégal.
Que dit vouloir Macky SALL ? Un régime hyperprésidentialiste, c’est-à-dire le statuquo ante et l’immobilisme d’un régime et d’un système politique institutionnel, étatique suranné où le président détermine la politique du pays et assure la continuité de l’Etat en veillant au fonctionnement régulier des pouvoirs publics : un président omnipotent dont l’autorité déferle sur toutes les institutions.
Qu’avaient voulu les électeurs sénégalais le 25 mars 2012 ? Elire un président qui incarne la continuité de la République face aux entreprises factieuses et qui laisse les élections législatives désigner le premier ministre qui déterminera et conduira la politique du pays.
Où est donc la trahison des assises ? Petits retours en arrière. Les assises nationales prévoient incontestablement un régime parlementaire. Comment ce schéma, qui devait permettre de mener des réformes sérieuses et fondamentales a-t-il pu produire l’image inversée d’un tout repose sur le chef de l’Etat sans vision ? Par le jeu des circonstances politiques qui ont permis un accident de l’histoire, concrètement par le problème du 3e mandat et les évènements électoraux de 2011-2012.
Soucieux de reproduire le même système qui l’a fabriqué, aussitôt au pouvoir, il abandonne les orientations des assises nationales par l’usage répété du parti avant la République, fait directement approuver ses orientations politiques par un Parlement domestiqué.
La nomination de votre frère à la tête de la CDC marque un événement sombre et tragique dans le processus de démolition de l’esprit républicain qui doit guider vos choix et nominations. Votre pratique et approche du pouvoir repose sur une culture monarchiste latente depuis 2012.
Au final, naturellement, cette politique renvoie l’image d’un hyperprésident attaché à un système de gouvernance sombre et dangereuse.

Alioune B. MBOUP Une conviction patriotique !

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