Procès Khalifa Sall – Clap de fin, verdict le 30 août prochain…

Procès Khalifa Sall – Clap de fin, verdict le 30 août prochain…

« Nous sommes au terme de notre procès très houleux où le juge a été malmené, le procureur malmené, la justice malmenée… Et je sais que, M. le président que vous avez l’habitude de ce genre de propos visant à vous discréditer…« , lance le procureur lors de son réquisitoire.

Le procès de Khalifa Sall et Cie a été clôturé après la prise de parole du procureur général. Lansana Diaby de rappeler que les 3/4 du procès on tourné sur les exceptions sur lesquelles le juge a délibéré. « Nous revenons aujourd’hui sur les fonds de l’affaire avec un gout d’inachevé, avec l’absence des principaux concernés qui ont interjeté appel« , regrette-t-il.

Ainsi, en ce qui concerne l’action publique, il rappelle qu’il s’agit d’une mission de l’Ige qui a inspecté la mairie de Dakar à la suite duquel « des irrégularités ont été soulevées, et la caisse d’avance a retenu notre attention. Les résultats des observations ont abouti à des enquêtes par la police« . Une mission de l’Ige qui, rappelle le procureur général, a été contestée dans ce procès.

L’autonomie de gestion n’exclut pas totalement l’Etat qui, selon lui, doit jeter un œil sur la gestion des deniers publics dans le souci de la transparence de la bonne gestion, dans l’intérêt du service public. « Le maire a plénitude de représenter la mairie, par contre, s’il y a conflit d’intérêt, l’agent judiciaire de l’Etat peut se constituer partie civile…« , a-t-il tenu à rappeler.

Aussi, rappelle-t-il encore, « beaucoup de débats ont été soulevés, particulièrement la nature de la caisse, ce qui les intéressent. Puisque nous sommes en matière pénale, ce qui nous laisse mal à l’aise c’est qu’on dit que ce sont des fonds politiques. Or qu’un fond politique est régi par la loi. Ici, la caisse d’avance a été créé par un maire, via un arrêté« .

Sur ce, il estime que ce mode utilisé pour les décaissements des montants pose problème. « Le seul problème, les justifications des pièces qui ont servi au décaissement (…) Fonds politiques, d’accord mais quels textes régissent ces fonds politiques…?« , s’est-il interrogé.

Il requiert la même sentence pour Khalifa Sall, soit son maintien, pour cinq (5) ans en prison.

Autant de points sur lesquels est revenu Diaby lors de son réquisitoire. Concernant la constitution de partie civile de l’Etat, contestée depuis le début du procès par la défense, mais aussi celle de la Ville de Dakar, du côté des avocats de l’Etat, le procureur estime qu’en la matière, l’Etat, aussi bien que la mairie de Kahlifa Sall ont subis des préjudices.

Et concernant les percepteurs municipaux, Lansana Diaby dit ne pas voir d’éléments nouveaux. Il plaide, à cet effet pour le maintien de la relaxe pour le Sieur Bocoum et Ibrahima Touré. C’est après avoir appelé les prévenus, excepté Khalifa Sall qui a boudé ce procès, devant la barre que le procès a pris fin.

Le juge Demba Kandji s’est retiré sur ces notes du procureur général pour donner rendez-vous le 30 août prochain pour rendre son verdict.

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