publicité

Sénégal – L’éthique dans la politique : Macky Sall aurait tout dépravé…

On a fini par constater que c’est dans le régime de Macky Sall que beaucoup de politiciens ont adopté la mode transhumance. Bon nombre ont quitté leur Parti politique à la suite d’une défaite électorale, très souvent Présidentielle, pour le parti au pouvoir, l’Apr. Et des cadres du Pds et du Ps sont logés surtout à la bonne enseigne.

Sous Macky Sall, l’éthique dans la politique a emprunté une voie vicieuse notamment avec la transhumance régulière sans précédant dans l’histoire politique du Sénégal. Une transhumance, perdue dans certains cas d’espèce, dans les moindres des coalitions ou des mouvements de soutien.

De grands cadres de formations comme le Parti démocratique sénégalais (Pds), notamment Souleymane Ndéné Ndiaye, Serigne Mbacké Ndiaye, Ousmane Ngom, Pape Samba Mboup ou encore Modou Diagne Fade ont retourné leur veste. Et le Parti socialiste, avec Ousmane Tanor Dieng, qui a résisté à Me Wade ou encore le leader de l’Afp, Moustapha Niasse, se sont donné corps et âme au patron du Macky. Qui remporte le jackpot.

Ce fléau de la transhumance politique soulève une question fondamentale pour la santé de l’éthique politique, de la démocratie sénégalaise et de la bonne marche du pays.

D’un côté, il faut reconnaître l’opinion des uns et des autres de changer de parti. De l’autre, le parti au pouvoir, l’Apr a tout intérêt à se massifier, d’où son ouverture aux nouveaux adhérents. Voilà le paradoxe qui fait appel à la conscience citoyenne de tous les Sénégalais.

Ces politiciens qui frappent à la porte de l’Apr aujourd’hui étaient aux affaires hier et ils ont été sanctionnés par le peuple. Ce qui veut dire qu’ils ont manqué, quelque part, à leurs obligations. De plus, qui connaît le contexte de la campagne Présidentielle de 2012, devrait être d’avis qu’ouvrir les portes de l’Apr aux barons du Pds équivaudrait à donner raison à ceux qui prédisaient que Macky Sall allait s’adonner la « politique politicienne ».
L’Apr fait face, aujourd’hui, à deux logiques dont la conciliation montre des difficultés politique et éthique.

La logique politique voudrait qu’elle ouvre les bras aux transhumants dans le but de contrecarrer le Pds dans des villes comme Ziguinchor ou asseoir son assise dans d’autres comme Saint-Louis.

Par ailleurs, même si on peut en douter très souvent, cette ouverture aux transhumants est très souvent motivée par la nécessité d’union sacrée de toutes les forces vives en perspective surtout de joutes électorales. Cependant, il serait imprudent de ne pas perdre de vue les aspirations du peuple qui a toujours le dernier mot dans une démocratie. Or, les aspirations du peuple sénégalais concernent aussi la moralisation de la vie politique.

Ce que Macky Sall ne prend pas en compte…

Le président pouvait bien fermer la porte à ses transhumants dans le but de préserver l’éthique et la morale de la vie politique sénégalaise. En revanche, ce dernier est toujours attitré à l’idée de rester le plus longtemps possible à la bête de ce pays. Du coup, il va transfigurer voire légitimer la transhumance comme étant un acte banal. Or c’est important aux yeux des Sénégalais, qui ont besoin que leurs dirigeants leur inspirent confiance. En effet si certains cadres de l’opposition transhument, cela laisse entrevoir leur manque de conviction en reniant très souvent à leur idéologie, leurs valeurs au détriment de l’intérêt général, de la vitalité de la démocratie et de la bonne marche du pays, car un pays sans une opposition forte est le pire danger qui puisse planer sur sa démocratie.

En somme, la transhumance aujourd’hui a pris une ampleur dont les conséquences demeurent inquantifiables pour d’aucun. Cependant la position que le peuple doit adopter dans de telle situation, est de jouer sa partition en ne se laissant pas manipulée…

TENDANCES DU JOUR

Laisser un commentaire

Quelque chose à ajouter ? Dites-le en commentaire.