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La Réponse sévère de Sytjust à Ismaïla Madior Fall: ” les menaces ne font pas…”

Depuis deux semaines, la justice est paralysée. Elle ne fonctionne plus normalement à cause du mouvement d’humeur du Syndicat des travailleurs de la justice.

Qui réclame la mise en œuvre des accords signés avec l’Etat du Sénégal et qui ont été pris en compte dans la loi de finance rectificative de 2018. Le ministre de la Justice a brandi une menace contre les grévistes. Il a annoncé une ponction sur leurs salaires.

Des mises en garde qui ont fait réagir le secrétaire général du Sytjust, El Hadji Ayé Boun Malick Diop. Selon lui, les menaces du ministre de la Justice ne les font pas reculer d’un iota. « Ce sont des propos qui incitent plutôt à la radicalisation qu’à l’apaisement. En tant que ministre de tutelle, brandir une menace ne fait que pousser loin la radicalisation. Nous sommes plus que déterminés à mener la lutte pour avoir gain de cause », a rétorqué El Hadji Ayé Boun Malick Diop. Qui ajoute : « Les menaces du ministre ne nous font pas peur. Elles ne font qu’empirer la situation ».

Selon notre interlocuteur, cette grève est en train d’impacter négativement dans le fonctionnement de la justice. Et depuis qu’elle a été déclenchée, il n’y a plus de justice au Sénégal. « Même les semblants audiences qu’on fait tenir avec des greffiers ad-hoc ne sont que des parodies de la justice », constate-t-il.

S’agissant de l’impact économique, il a fait savoir qu’il ne peut pas l’estimer mais renseigne-t-il : « ce qui est sûr et certain c’est que la Caisse de Dépôts et de Consignation va le sentir parce que toutes les consignations judiciaires sont arrêtées. Les transactions bancaires, qui nécessitent des nantissements ou des inscriptions au registre de commerce, sont bloquées. On ne s’en glorifie pas mais c’est déplorable de voir que la justice s’arrête et les autorités étatiques ferment les yeux », soutient M. Diop.

Il demande au président de la République de prendre les choses en main les choses parce qu’elles sont en train d’échapper au ministre de la Justice. Et cela risque de dégénérer. « En tant que président de la République, il a l’obligation de veiller sur la bonne marche des institutions parmi lesquelles la justice », indique-t-il.

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