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Les Imams contestent l’ordre établi et dictent leurs lois aux candidats…(Présidentielle 2019)

La Ligue des Imams et prédicateurs du Sénégal, en perspective de la Présidentielle de 2019, a concocté un programme en 7 points destiné aux candidats. L’annonce a été faite jeudi dans Al Bidaya, de Oustaz Alioune Sall sur Sud Fm, par Imam Ahmed Dame Ndiaye.

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Ces portes-paroles des chefs religieux, comme ils se définissent, s’intéressent à la marche du pays. Même s’ils ne présentent pas un candidat, (car il faut parler français pour pouvoir présider aux destinées du Sénégal, selon la Constitution), mais ils soulignent avoir voix au chapitre pour proposer de mettre à la tête du pays un homme aux vertus cardinales.

Au départ, ces Serignes Daaras (hommes de Dieu) disent avoir constaté de « véritables déficits des gouvernants et des imams dans la prise en charge des préoccupations des musulmans qui ne jouissent pas d’un plein épanouissement. Raison pour laquelle, ils ont tenu à participer, à leur manière, à ces joutes politiques.

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Le programme des Imams, qui a reçu l’onction des foyers religieux, et qui sera soumis aux candidats, s’articule autour de 7 points:

1-Reconsidérer les rapports Pouvoir temporel/pouvoir spirituel afin de mettre fin à cette politique de l’Autriche de l’Etat. Car, souligne Oustaz Dame Ndiaye, « l’Islam n’est pas un mal nécessaire mais un bien nécessaire. Autrement dit, il faut formaliser les rapports entre les deux pôles ».

2- Création un Conseil supérieur islamique pour que la communauté puisse avoir un leadership, parler d’une seule voix, puis que, jusqu’ici, l’Etat n’a pas d’interlocuteurs crédibles.

3 -Échanger sur le Code de la Famille, lequel « codifié en 1972 par le président Senghor, n’a jamais été consensuel ». A preuve, avance-t-il, ces nombreux divorces qui se multiplie à une vitesse exponentielle

4 – Reconsidérer l’enseignement religieux pour recouvrer les valeurs islamiques. « Trouver aujourd’hui un ministre, un instituteur ou un imam vertueux est une exception ». Parce qu’au Sénégal, on on instruit plus qu’on éduque »

5 – Revoir l’enseignement dans son cadre général. « Notre pays se réfère toujours au programme mis en place par les colonisateurs »

6- Restaurer l’Etat de droit

7- Satisfaire la demande sociale

Et si tant est que le candidat élu président ne respecte pas ses engagements? « Il sera dénoncé publiquement par les imams », s’empresse de préciser Oustaz Dame Ndiaye.

A rappeler que la Ligue des Imams et prédicateurs du Sénégal, qui n’est pas « une association de plus », est née en 2010 pour concrétiser un projet de société qui avait du mal à prospérer au sein d’associations islamiques existantes.

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