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Lutte – Balla Gaye 2: un champion à la quête de la gloire perdue

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Surnommé le «Lion de Guédiawaye », Balla Gaye 2 est un lutteur qui a atteint le sommet avant de connaître quelques difficultés.

Face à Modou Lo, dimanche, le fils de Double Less voudra confirmer sa victoire de 2010 pour montrer qu’il reste toujours ce grand champion.

Balla Gaye 2 est l’un des lutteurs qui a tout gagné dans les arènes sénégalaises : argent (des centaines de millions) respect, notoriété, honneur, gloire…). Oui, Omar Sakho, son nom à l’état civil, a connu la gloire du «sport de chez nous», contrairement à son adversaire de dimanche, Modou Lo. Il a régné sur le trône du «Roi des arènes» pendant deux ans (de 2012 à 2014) avant d’y être délogé par Serigne Dia, alias Bombardier de l’écurie Mbour.

Cet athlète qui a vu le jour un certain 4 décembre 1986, à Guédiawaye, a montré du caractère dans sa carrière. On se rappelle cette fameuse phrase à l’endroit de Yakhya Diop alias Yékini, qui avait fini de faire le vide autour de lui au point d’être élevé au rang «d’Empereur» de l’arène : «Tu n’es pas mon roi». Et l’histoire lui a donné raison. Le chef de file de «l’Ecole de lutte Balla Gaye», a réussi l’improbable prouesse de terrasser celui qu’on croyait invincible en 2012. C’est ainsi que le tombeur des Papa Sow, Mame Goor Diouf, Saloum Saloum, Bathie Seras, Boy Sèye, Coly Fay, Mbaye Diouf, Tyson Jr est monté au sommet.

La route qui l’a mené à la cime fut longue, mais il était parvenu à la déblayer sons trop de difficultés. Balla Gaye 2 a quasiment très vite fait plier ses adversaires, excepté le faux-pas face à Issa Pouye et Eumeu Sène. Des défaites difficiles à digérer. Il chercha et obtint sa revanche sur le premier, avant de poursuivre son ascension. Le grand frère de Sa Thiès se frotte aux ténors de l’époque au moment où personne ne s’y attendait. Trop tôt pour certains et non pour lui. Il écarte tour à tour Moustapha Guèye, Modou Lô, Balla Bèye 2, Tyson, Yekini. Il connaîtra ensuite un moment vide en perdant deux combats face à Eumeu et Bombardier. Toutefois, ces revers ne peuvent ternir ses 20 victoires, car le lutteur a régalé les amateurs.

L’héritier du père

Dans le jargon du sport, on peut dire que Omar Sakho est le digne fils de son père. La lutte est dans ses gènes. Après la retraite de son pater, Mamadou Sakho, plus connu sous le nom de Double Less (Champion d’Afrique de lutte gréco-romaine, plusieurs fois sacré champion du Sénégal de judo, et vice-champion d’Afrique), il a su maintenir la noblesse de la famille dans l’arène. Il aurait intégré l’école de lutte Balla Gaye à l’âgé de 15 ans, en abandonnant l’apprentissage en mécanique. Il fait ses classes dans les «Mbapatt» (lutte traditionnelle sans frappe) et commence à se faire un nom par ses exploits et gestes techniques.

En lutte avec frappe, le prometteur Balla Gaye 2 impressionne dès ses premières sorties. Devant le défi, il ne tremble jamais. Doté d’une grande technique, il ne recule presque pas. Au contraire, il attaque. Son point fort, c’est l’offensive. Il ne laisse pas son vis-à-vis le temps de mettre en place sa stratégie. Il bondit pratiquement sur sa «proie» comme un «Lion affamé». «Balla Gaye 2, s’il retrouve toutes ses qualités, il n’est pas facile à manœuvrer. Affronter Balla Gaye 2 n’est pas facile, parce qu’il veut toujours diriger ses combats», a disséqué le coach de l’école de lutte Mor Fadam, Nguèye Loum, dans Sunu Lamb. «Oui, j’avais dit que je ne tendrais pas la main à quelqu’un qui est dans le gouffre. Mais je tiens à préciser que c’était juste une déclaration. En plus, à cette époque-là Balla Gaye 2 traversait une phase difficile. Il s’en est bien sorti. Mais tout le monde sait que c’est un grand champion inconstatable et nul n’ose réfuter cette évidence, c’est Dieu qui l’a voulu ainsi», a reconnu Modou Lô. «En lutte pure, il n’y a pas meilleur que lui», a estimé l’ancien «Tigre de Fass», Moustapha Guèye.

-Avec Walfnet

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