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Au Sénégal, le dilemme des “arroseurs de cannabis”

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Au sud-ouest du Sénégal, des habitants des îles Karones ont bravé les interdits pour cultiver le cannabis. Une manne financière qui a permis aux familles d’offrir des études à leurs enfants. Mais aujourd’hui, ce commerce est en berne. Certains tentent de se tourner vers le tourisme. Reportage.

Une chaleur moite, comme souvent les soirs de juillet, enveloppe la petite gargotte de Saloulou, petit village du Sud-Ouest du Sénégal. Des villageois, le marcel sali par le sable humide, parlent et s’interpellent, une tasse de vin de cajou à la main. De jeunes enfants rieurs courent et jouent autour de leurs mères, affairées autour d’un monceau de plantes qu’elles trient à la lumière tremblante de l’ampoule de l’abri. Le bout de leurs doigts frotte les brindilles sèches, et les répartit d’un tas à l’autre de la paillasse.

Raphaël*, un jeune agriculteur, regarde scrupuleusement la scène, cette scène qu’il voit et revoit depuis longtemps : “Je cultive le cannabis depuis mes 8 ans avec ma mère, et ma mère avant moi le cultivait avec ma grand-mère. Je ne sais pas depuis quand on cultive ça, mais ça fait longtemps, en tout cas”.

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