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Le collectif « Ma noirceur, ma fierté, mon identité » Marche pour l’interdiction des ….

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Le collectif « Ma noirceur, ma fierté, mon identité » Marche pour l’interdiction des ….

Sénégal : L’interdiction de la publicité pour les produits dépigmentant ne suffit pas à stopper le mal, selon les femmes du collectif « Ma noirceur, ma fierté, mon identité ». En se regroupement ce weekend à Kaolack, elles ont interpellé les autorités pour l’interdiction de la dépigmentation au Sénégal.

La région de Kaolack (centre), située à 190 km de Dakar, a été ce dimanche le point de départ d’un mouvement de protestation pour l’interdiction des produits dépigmentant. Cette manifestation sous forme de randonnée pédestre a mobilisé des centaines de femmes du collectif « Ma noirceur, ma fierté, mon identité ».

Elles ont choisi cette région parce qu’elle fait partie des localités les plus touchées par le phénomène. Vêtues de noir, elles ont marché dans plusieurs rues de la ville avec un message à la bouche et sur les pancartes: « Non à la dépigmentation » ou encore, « Il faut interdire tout produit dépigmentant ».

Selon Aby Seck, la coordonnatrice du Comité local du collectif « Ma noirceur, ma fierté, mon identité » dans la commune, 6 femmes sur 10 se dépigmentent la peau. La marche pacifique a eu pour point de chute le rond-point Cœur de Ville, où les manifestantes ont rencontré le préfet du département. Ce dernier a pris la parole pour rappeler et mettre en garde contre les dangers de la dépigmentation.

Kaolack, première étape du combat pour la pénalisation de la dépigmentation, sera suivie sous peu des autres régions du pays avec les sections du collectif qui œuvrent en ce moment pour l’organisation de manifestions sur l’ensemble du territoire national.

Ce combat des femmes au Sénégal vient s’ajouter à celui déjà mené par le Conseil national de régulation de l’audiovisuel qui n’a pas hésité à couper le signal d’une télé qui refusait d’abandonner la publicité vantant des produits de dépigmentation.

Au Sénégal, la dépigmentation a rapidement pris de l’ampleur. «Le taux de prévalence est estimé à 71 %, selon une étude menée en 2019», a récemment déclaré le professeur Fatoumata Ly, présidente de l’Association internationale d’information sur la dépigmentation artificielle (AIIDA). Pour la seule ville de Dakar, le phénomène, qui coûte environ 10 milliards de francs CFA par an, est plus fréquent «à Kaffrine avec plus de 54 % des cas, aux Parcelles-Assainies avec 64 % et à Pikine pour 71 %», selon la dermatologue

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