Matam : Forte canicule et ramadan, le prix de la glace flambe


Matam : Forte canicule et ramadan, le prix de la glace flambe

Actuellement dans la partie Nord-Est du pays, les températures valsent entre 45 et 49° C à l’ombre importunant cruellement le bien-être des populations notamment en cette période de ramadan. Le vent chaud et sec qui circule en permanence assèche les gorges et incite à une surutilisation de la glace, après la coupure.

Le soleil de ce mois de Mai semble s’être départi de son caractère bienveillant. Il brille et laisse volontiers ses rayons malmener la peau de ceux qui s’aventurent loin des ombres. Au carrefour de Ourossogui, il est 13 heures, les rues ne sont pas vides. Les femmes habillées en traditionnel avancent en ayant tout le visage couvert par un tissu constamment mouillé tandis que les hommes enturbannés défient les rigueurs de la canicule. Ce sont les derniers moments pour réserver un morceau de glace au-delà de cette heure, on a de fortes chances de rentrer bredouille. La demande est très forte.

La glace est vendue dans quasiment toutes les maisons de cette ville mais la demande n’en est pas pour autant satisfaite. Coumba Ba, habitante du quartier Moderne 3 de Ourossogui possède 2 frigos dont un fraîchement acquis, elle est loin de se plaindre « je remercie le ciel, la glace se vend comme de petits pains. Toute la quantité que je puisse disposer, je finis toujours par l’écouler. Révèle-t-elle, c’est d’ailleurs ce qui m’a poussé à prendre un crédit dans une mutuelle de la place pour m’acheter un deuxième frigo. Je vends le morceau de glace à 100f, je ne pense pas que ce soit cher. Mes clients me disent qu’ils préfèrent mes glaces de 100f à ceux qui se vendent à 50f car les miens sont bien formés, je dois l’avouer» précise-t-elle.

La glace est vendue dans quasiment toutes les maisons de cette ville mais la demande n’en est pas pour autant satisfaite. Coumba Ba, habitante du quartier Moderne 3 de Ourossogui possède 2 frigos dont un fraîchement acquis, elle est loin de se plaindre « je remercie le ciel, la glace se vend comme de petits pains. Toute la quantité que je puisse disposer, je finis toujours par l’écouler. Révèle-t-elle, c’est d’ailleurs ce qui m’a poussé à prendre un crédit dans une mutuelle de la place pour m’acheter un deuxième frigo. Je vends le morceau de glace à 100f, je ne pense pas que ce soit cher. Mes clients me disent qu’ils préfèrent mes glaces de 100f à ceux qui se vendent à 50f car les miens sont bien formés, je dois l’avouer» précise-t-elle.

Dans les villages et hameaux non électrifiés, la glace est un luxe. A Feté Diabé, village de la commune de Agnam, quelques maisons parviennent à se procurer de la glace moyennant 250 francs l’unité. Chaque jour, des charrettes débarquent avec des glaces achetées à Thilogne, ville située à 7 km sur la route nationale. Ici, la plupart des ménages n’utilisent qu’un seul morceau de glace à l’image de Kalidu « nous achetons de la glace tous les jours. Nous n’avons pas les moyens mais on fait le sacrifice pour en acheter une car il fait excessivement chaud. La glacière est toujours à mes côtés, je ne la laisse pas avec ma femme sinon elle va la gaspiller avec les enfants. A l’heure de la coupure, tout le monde se sert avec de l’eau fraîche après je leur demande de boire l’eau du canaris. C’est seulement après le repas, qu’on va regoûter à l’eau fraiche »

Pour les charretiers, le commerce de la glace est un juteux business en cette période de crise. Leur quotidien consiste à faire chaque matin le tour des maisons où se vend de la glace pour en réserver le maximum et le récupérer le soir. Bouka du haut de ses 25 hivernages connait parfaitement les rouages de ce business « ce que nous faisons est un travail harassant, chaque matin, je fais le tour des maisons pour réserver le nombre de glaces dont j’ai besoin. Parfois, le frigo tombe en panne ou la glace n’est pas bien gelée et là, ça ne fait pas mon affaire. Moi j’achète le morceau de glace à 150f (NDLR 100f) et je le revends dans les villages à 250f, pour certaines familles démunies, c’est seulement 200f. Je peux livrer entre 75 et 120 glaces par jour mais il y a des jours où je ne trouve pas plus de 25 glaces » raconte le jeune homme.
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