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Le titre de champion d’Espagne du Real Madrid à la loupe

Grâce à un finish parfait, le Real Madrid de Zinédine Zidane est redevenu champion d’Espagne, trois ans après son dernier sacre. Les Français ont notamment joué un rôle déterminant dans cette conquête. FF analyse la saison de la Maison Blanche.

Joueurs utilisés
Gardiens : Thibaut Courtois (33 matches), Alphonse Areola (3 matches).

Défenseurs : Raphaël Varane (31 matches, 2 buts), Dani Carvajal (30 matches, 1 but), Eder Militao (14 matches), Ferland Mendy (23 matches), Alvaro Odriozola (4 matches), Marcelo (15 matches, 1 but), Sergio Ramos (33 matches, 10 buts), Nacho (5 matches, 1 but),

Milieux : Casemiro (33 matches, 4 buts), Federico Valverde (30 matches, 2 buts), Toni Kroos (33 matches, 4 buts), Isco (20 matches, 1 but), James Rodriguez (8 matches, 1 but), Brahim Diaz (4 matches), Luka Modric (30 matches, 3 buts).

Attaquants : Eden Hazard (15 matches, 1 but), Vinicius Jr (27 matches, 3 buts), Rodrygo (18 matches, 2 buts), Karim Benzema (35 matches, 20 buts), Gareth Bale (16 matches, 2 buts), Luka Jovic (16 matches, 2 buts), Marco Asensio (7 matches, 2 buts), Lucas Vazquez (17 matches, 2 buts), Mariano Diaz (5 matches, 1 but).

L’équipe type
Courtois – Carvajal, Varane, Ramos, Mendy – Valverde, Casemiro, Kroos – Vinicius Jr, Benzema, Hazard.
Le but : Casemiro sur une merveille d’inspiration de Benzema

Le joueur : La plénitude de Benzema
Bien sûr, Sergio Ramos a inscrit 10 penalties cette saison et le central y est sans doute pour beaucoup si le Real est à deux journées de la fin la meilleure défense du Championnat d’Espagne (21 buts contre). Mais pour tout le reste, ou presque, Karim Benzema s’est débrouillé comme un (très) grand. Car par-delà son imperméabilité, la Maison Blanche doit aussi – et surtout – son titre à celui qui, plus que jamais, aura porté l’équipe dans les moments clés de la saison. Une déclaration lâchée par Casemiro à la sortie du précieux succès glané par les Madrilènes face à l’Espanyol Barcelone suffit à résumer la saison de l’international français : «Je crois que Karim ne fait pas une carrière de numéro 9 mais de 10, non ?» Difficile de mieux décrire le brillant exercice 2019-2020 du nueve et demi.

La bonne surprise : Mendy, montée(s) en puissance
Les supporters lyonnais ont passé une bonne partie de leur saison à regretter Ferland Mendy. Ceux du Real, eux, ont mis un peu de temps avant d’entrevoir l’étendue du talent du latéral avant de finalement être conquis à leur tour. De la même manière que leur entraîneur, finalement. Après une première partie d’exercice correcte mais sans mention, l’ancien de l’OL n’a fait que monter en puissance. Au point de déloger Marcelo d’un poste que le Brésilien occupait avec une influence certaine sur le jeu des Merengue depuis près de dix ans. Mendy aurait probablement signé des deux mains pour effectuer de tels premiers pas dans la cour des grands. Au rayon bonnes surprises, Federico Valverde fait également partie de la discussion même s’il termine moins fort qu’il n’avait démarré.
Les trois matches
1er mars 2020 – Le Barça tombe pour la première fois depuis cinq ans au Bernabeu
Après avoir lâché les rênes de la Liga sur la pelouse de… Levante lors de la journée précédente, Zidane et sa bande sont dos au mur au moment où le Barça de Messi débarque dans la capitale. Fort d’une seconde période aboutie et durant laquelle les Catalans n’auront jamais su se procurer la moindre véritable occasion, le Real et sa défense frappent fort et envoient un message. Vinicius Jr, sur une merveille de service de Toni Kroos, et Mariano Diaz sont les deux buteurs madrilènes. C’est à ce moment-là que les supporters de la Maison Blanche se sont remis à rêver de la Liga. Et ils n’ont pas été déçus : en dehors d’une défaite face au Betis concédée dans la foulée, leurs protégés n’ont plus lâché un seul match par la suite.

21 juin 2020 – Victoire au forceps dans le Pays basque
Après avoir impressionné en s’imposant largement sur la pelouse de Mestalla (3-0), les coéquipiers de Sergio Ramos se déplacent dans le Pays basque pour y défier une Real Sociedad qui n’en finit plus de surprendre. Au coup d’envoi, la donne est claire : si le Real gagne, il reprend les commandes du championnat d’Espagne. À huit journées de la fin, l’opportunité est belle. Trop ? Les Merengue balbutient leur football de longues minutes durant et s’en remettent… au VAR. Deux minutes après que Adnan Januzaj se soit fait refuser un but pour une position de hors-jeu de Mikel Merino et suite à l’intervention de l’arbitre vidéo, Karim Benzema inscrit le but vainqueur après s’être aidé de l’épaule – ou du bras – pour contrôler le cuir. La presse catalane s’offusque, le Real vire en tête.

2 juillet 2020 – Balle de break convertie face à Getafe
Après un nouveau faux pas du FC Barcelone, le Real a cette fois l’opportunité de prendre quatre longueurs d’avance sur le rival de toujours. Mais en face, Getafe ne fait aucun cadeau. À grand renfort de pressing, les hommes de José Bordalas font souffrir ceux de Zidane. Sans jamais donner l’impression d’être inquiet, le coach français décide alors de reprendre les choses en main. Triple changement à l’heure de jeu, consignes distillées – puis appliquées – avec précision lors de la seconde pause fraîcheur de la soirée et ouverture du score de ses joueurs une quinzaine de minutes plus tard. Après avoir donné une leçon d’adaptation à l’adversaire, ZZ peut savourer : en écartant l’un des rivaux de la ville, son Real n’a jamais semblé aussi proche de redevenir roi d’Espagne.

L’entraîneur : Zidane confirme
Après avoir donné une allure plus joueuse à son équipe au coeur de l’hiver – plus de possession et densité exacerbée dans les zones où se situait le ballon -, Zinédine Zidane a su tendre vers plus de pragmatisme au moment de finir le boulot. En témoigne le record de clean sheets établi par Thibaut Courtois, le nombre de victoires par la plus petite des marges (10 avant le déplacement à Grenade) des siens ou encore la série de cinq (avant le déplacement à Grenade) matches sans encaisser de but pour plier l’affaire. Le tout en donnant du temps de jeu aux jeunes promesses de l’effectif, en gérant les cas James Rodriguez et Gareth Bale ou encore en maintenant le cap quand le navire tanguait, à l’automne dernier. Vous avez dit sans faute ?
La question qui fâche : La dernière danse des tauliers ?

La question peut sembler malvenue tant Luka Modric a su renaître de ses cendres au meilleur des moments. Reste que le Ballon d’Or FF 2018 et Marcelo – pour ne citer qu’eux – ont parfois montré de (gros) signes de faiblesses tout au long de la première partie de la saison. Et c’est bien connu : c’est souvent dans les moments d’euphorie que l’on commet les plus grosses erreurs. Pourtant, et cela semble d’ailleurs être la volonté de Zidane, le Real gagnerait probablement à renouveler une partie de son effectif cet été, quand bien même ce sont les actuels tauliers du vestiaire qui lui ont permis d’accumuler les trophées ces dernières années. Sans même parler d’un poste d’avant-centre où Benzema doit parfois se sentir bien seul, eu égard aux performances de Mariano et de Luka Jovic… – T.P.

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