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Dictature et 3e mandat : Le Mali enclenche le réveil de la jeunesse africaine

Au Mali,le coup d’état de la junte militaire à l’origine de la démission du Chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Keita(IBK) de toutes ses fonctions présidentielles est parti pour imprimer ses marques à tous les pouvoirs en Afrique au Sud du Sahara, voire une bonne partie de l’Afrique. Ce déclic historique Malien a la spécificité de réveiller la conscience démocratique de la jeunesse africaine qui n’a plus que faire des derniers présidents africains qui entendent toujours se pérenniser au pouvoir.

Le Mali apparait aujourd’hui comme un bréviaire Ouest-africain en ce qui concerne la gestion dictatoriale du pouvoir en Afrique.

Ce coup d’état impromptu qui a mis fin au pouvoir du président Ibrahim Boubacar Keita pourtant démocratiquement élu, procède d’un coup de semonce à l’endroit de tous les présidents africains tentés de continuer d’abuser de leur pouvoir ou de vouloir briguer un troisième mandat au détriment de la Constitution de leur pays.

Certes, après les indépendances de la plupart des pays africains, nombre de Chefs d’état du continent prenaient leurs peuples pour des moutons de panurge qu’ils manipulaient à leur guise.

Mais aujourd’hui, les choses ont drastiquement changé et la jeunesse africaine est de plus en plus consciente du retard immense que ces Chefs d’état ont imprimé à leurs pays par la mal gouvernance, l’absence de vision politique et la volonté de se pérenniser au pouvoir pour des raisons éminemment partisanes.

Ce coup d’état Malien est révélateur d’une Afrique qui ne voudrait plus continuer à sombrer dans des manœuvres politiciennes qui ne profitent qu’aux tenants du pouvoir.

D’ailleurs, les incohérences de la Cedeao face au cas Malien démontre à suffisance que les Chefs d’état de cette Institution sous régionale ne sont pas en phase avec leurs peuples.

Cette sorte de syndicat de Chefs d’Etat verse dans des manœuvres politiciennes qui ne profitent qu’à eux et non à leurs peuples.

C’est pour cette raison que la jeunesse africaine voudrait le mettre hors d’état de nuire.

Seuls les présidents Issoufou, président en exercice de la Cedeao et Umaro Sissoco Embaló sont en phase avec leurs peuples. Mais s’agissant des Président Alassane Ouattara, Macky Sall et Alpha Condé, personne ne sait comment ils entendent terminer leur magistère dans un contexte ouest africain très chargé.

En effet la nouvelle conscience de la jeunesse africaine dont la junte Malienne fait partie intégrante a enclenché un processus de démocratisation qui a fait tâche d’huile au sein de tout le continent africain.

Et tout président qui tenterait d’abuser du pouvoir ou de tenter de briguer un troisième mandat va inéluctablement échouer. Car, on ne peut se prendre pour un messie devant son peuple qui meurt de faim et dont l’avenir reste hypothétique à tout point de vue.

L’on comprend dès lors les présidents africains qui veulent à tout prix honorer leur Institution et ceux qui ont choisi de se faire honorer par leur Institution. Le Mali a indiqué au continent la voie à suivre pour en finir avec ces derniers présidents fardeaux d’une afrique qui se bat pour se sortir de l’ornière.

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