Sante

Alerte sur deux médicaments destinés à traiter les troubles gynécologiques

LUTENYL ET LUTERAN

l’alerte. Produits d’utilisation courante, le Lutényl, le Lutéran ainsi que leurs génériques présentent un risque accru de

tumeurs cérébrales bénignes. Destinés à traiter les troubles gynécologiques, ils sont à utiliser avec beaucoup de précautions. Mais le secrétaire général de l’Association sénégalaise de gynécologic- obstétrique, Dr Ibrahim Aidibé, rassure les patientes.

Après avoir mené une vaste enquête sur le Lutényl et le Lutéran, médicaments prescrits dans le traitement des troubles menstruels, de la ménopause ou pré-ménopause, de l’endométriose et dans une moindre mesure, comme contraceptifs, des spécialistes français ont découvert que «plus de 1000 méningiomes (des tumeurs des enveloppes du cerveau, en grande majorité bénignes, Ndrl) opérés sont attribuables à ces deux molécules entre 2007 et 2018, soit environ 100 cas par an».

L’étude a porté sur 1,8 mil lion de femmes ayant pris de l’acétate de nomégestrol (Lutényl et génériques) et 1,5 million de l’acétate de chîormadinone (Lutéran et génériques), entre le 1er janvier 2007 et le 31 décembre 2018.

L’Agence a ainsi re commandé que l’utilisation de ces deux pro duits soit désormais restreinte à des indications précises et la plus courte possible. Dans le cas contraire, leur consommation doit être réévaluée «au minimum tous les ans», car «le risque augmente fortement avec la dose cumulée, la durée et l’âge de la patiente»,

précise l’étude. Il est même multiplié par 12,5, à partir de cinq ans de traitement sous Lutényl, et par 7, après trois ans et demi sous Lutéran.

Ces deux produits sont utilisés assez fréquemment au Sénégal. «Ce sont des dérivés de la progestérone, qui peut être utilisée dans plusieurs cas de figure, explique le Dr Ibrahim Aidibé, gynécologue obstétricien.

Soit c’est une contraception, soit c’est une utilisation pour pallier certains symptômes, notamment des saignements pouvant survenir en cas de fibrome. Soit c’est une utilisation qui est faite sur des femmes ménopausées,

 

 

 

 

 

 

 

 

Avec l’observateur

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