Antoine Félix Diome : « Il appartiendra à la justice de dire s’il y a infraction ou pas »

Le ministre de l’Intérieur dit regretter les incidents survenus ce mercredi dans la capitale sénégalaise, découlant notamment de la convocation du leader de Pastef Ousmane Sonko par le juge du 8éme cabinet. Dans un entretien téléphonique avec Babacar Fall de la RFM, Antoine Félix Diome s’est lavé à grande eau. Il affirme qu’il reviendra à la justice de faire son travail.

Antoine Félix Diome : « Il appartiendra à la justice de dire s’il y a infraction ou pas »

 

Manifestations sur la route du tribunal

« Il est clair que nous sommes dans un état  particulier, dans un état de catastrophe sanitaire. Etat de catastrophe sanitaire qui a été proclamé par le chef de l’Etat. Et en exécution d’une telle décision, moi-même j’ai pris deux arrêtés qui interdisent des rassemblements, des attroupements. Les manifestations lorsqu’elles ne sont pas autorisées, violent naturellement la loi. Elles sont regrettables certes, mais elles ne s’auraient être impunies. Cela veut dire que tout ce qui vient en contravention à la réglementation en vigueur, devra être traité conformément à la loi ».

Antoine Félix Diome : « Il appartiendra à la justice de dire s’il y a infraction ou pas »

Infractions reprochées au leader de Pastef

« Vous comprendrez que je ne puisse me comporter en procureur. J’ai été procureur, mais je ne le suis plus. C’était l’une de mes précédentes fonctions.  Mais aujourd’hui, je ne le suis plus. Il appartient à d’autres éminents collègue magistrats de jouer ce rôle-là. Mais en tout état de cause, nous, notre mission au niveau du ministère de l’Intérieur, c’est le maintien et le rétablissement de l’ordre public. Quand nous constatons par le canal des agents qui sont placés sous notre autorité, l’initiative d’une mesure peut venir de nous, tout comme elle peut émaner de l’autorité judiciaire. Dans tous les cas, il appartiendra à la justice de dire si une infraction qui est reprochée à un citoyen est constituée ou pas. Mais certainement pas au ministre de l’Intérieur que je suis ».

Des nervis dans les rangs des forces de l’ordre

Antoine Félix Diome : « Il appartiendra à la justice de dire s’il y a infraction ou pas »

« Je voudrais préciser que ce que nous connaissons au niveau de l’Etat, ce sont les forces de défense et de sécurité. Mais certainement pas des nervis. Et les forces de défense et de sécurité ont la particularité de comporter en leur sein, des femmes et des hommes valeureux qui s’habillent  en tenues. Mais aussi à leur côté, pour des raisons évidentes de recherche de l’efficacité, en tenue civile ».

Pillage des magasins aux symboles français 

« Je vais d’abord préciser que quel que soit la nationalité d’une personne qui vit au Sénégal, elle a droit à la protection de l’Etat du Sénégal. Qu’il s’agisse de Français ou d’autres nationalités, l’Etat va assurer la protection de toutes les personnes qui vivent sur notre territoire. On ne peut pas accepter et ce n’est même pas dans notre culture, que de s’attaquer à des personnes  qui viennent investir dans notre pays ou parce qu’on considère que ce sont des étrangers et qu’on s’attaque à leurs biens. D’autant plus que dans ces locaux, travaillent des Sénégalais comme nous ».

Maintien de la sécurité dans les prochains jours

Antoine Félix Diome : « Il appartiendra à la justice de dire s’il y a infraction ou pas »

« Le Sénégal est un Etat et cela ne date pas d’aujourd’hui. Il l’a été et nous devons cette formidable organisation de notre pays aux illustres devanciers du président de la République, qui a eu à le consolider. Et qui connait l’Etat, connait son organisation, sa capacité, sait parfaitement que force restera toujours à la loi. Maintenant, il faut le rappeler que ceux qui manifestent sont des Sénégalais. Et en tant que tel, notre devoir est de les appeler à exprimer leurs divergences d’opinion dans le strict respect des lois et règlements. Mais toujours est-il que dans le cadre d’un Etat organisé, force restera à la loi ».

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