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Polémique sur le livre de Mboucar Sarr, Mass Seck prend sa défense

Mbougar, le nouveau Senghor ?

Comprenez le d’abord, facebook et Twitter ne sont pas des salles d’académie de lettres ou d’amphi théâtre d’universités. Pour tout sujet tombé dans le fil da l’actualité commun, chacun aura son mot à dire. C’est la rue.
C’est à la personne de distinguer les posts ou commentaires qui méritent son « commentaire ». Cela ne sert à rien de s’indigner de ceux qui s’indignent, même pour des raisons que l’on serait poussé à qualifier de débiles.
Ceci étant dit, j’ai lu les livres de Mbougar depuis le premier:Terre Ceinte. Je n’ai pas encore lu le Dernier auréolé du Goncourt: La plus secrète mémoire des hommes. Les thèmes de son premier livre, l’islamisme, le jihadisme, la charia dans un village fictif Kalep, etait le sujet favori des français à l’époque.

Terre ceinte publié aux Éditions Présence Africaine reçoit le Prix Ahmadou Kourouma, le Grand Prix du Roman Métis et le Prix Métis des Lycéens en 2015. Les méchants sont des extrémistes musulmans. Nullepart des français profitant de ce conflit pour extraire les ressources de Kalep qui aurait pu se nommer Kidal dans la réalité. Juste des extrémistes qui tuent au nom de l’islam.

Coïncidence la même année 2018, Abderahmane Sissako remporte sept Césars dont celui du meilleur long métrage avec son film Timbuktu. Même thème, même ambiance sauf que Timbuktu le décor c’est réel : le Mali. Encore dans ce film le méchant c’est l’islamiste, le jihadiste présenté comme ignare et cruel. Encore, les français ne sont pas mis en scène avec la réalité du terrain que le futur va dévoiler avec la situation actuelle du pays. Kidal, la France la veut sans les maliens, thème élypsé dans cette fiction.

Cette même année 2015, Timbuktu et nominé aux oscars d’hollywood. Le film qui a fait un razzia aux Césars, va sûrement remporter le titre du meilleur film étranger. Surprise ! C’est le film Ida du réalisateur polonais Pawel Pawlikowski qui gagne la fameuse statuette dorée. Ironie de l’histoire, le film est en noir et blanc. Il traite d’une histoire de religions, le judaïsme et le christianisme mais aussi de race, les juifs et les Polonais de souche.
Ce qui est surprenant, comme après le prix du livre de Mbougar, les polonais vont sévèrement critiquer le contenu du film. Ils fustigent le fait que les allemands, qui occupaient a l’époque la pologne et commandaient l’extermination des juifs, ne figuraienr pas dans le film. Selon le relationniste Michal Szuldrzynski, «le spectateur qui voit Ida et qui ignore tout de l’occupation allemande en Pologne et des lois antisémites de l’Allemagne voit seulement que des Polonais ont tué des Juifs».

Je serai tenté de dire la même me chose des Peuls et des Dogons dans le livre de Mbougar et le film de Sissako, nullepart la présence de celui qui tient les fils et profitent de la situation.
Voyez vous, nous ne sommes pas le seul peuple qui critique ses compatriotes qui reçoivent des prix quand ils pensent qu’un jeu d’idéologies se joue en sa défaveur. Oui, Sissako a été aussi durement critiqué malgré ses sept Césars.
Un Grand prix n’est pas un paravent contre la critique populaire quand des éléments lui font douter de l’évidence.
Je vous disais que le cinéma, ainsi que la littérature d’ailleurs, ne sont pas que du divertissement. Ce sont de puissant moyens d’influences des masses pour des changements sociales profondes en son sein. Le softPower.
La prise de position très claire de Mbougar adoubé par Hamidou Hanne (chronique sur le Monde) au sujet des Lgébété (vous avez compris Mark surveille) serait elle un catalyseur pour gagner ce prix ? Les gens ont le droit d’interroger quand un doute pointe le bout du nez.

Le peuple a peur d’ouvrir son cœur à un nouveau Senghor. C’est pourquoi chaque jeune leader senegalais que la France va porter en triomphe, ses placards seront ouverts.

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