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Ousmane Sonko fait une grande ascension en 3 points

Député élu au  »plus fort reste » en 2017, candidat à la présidentielle de 2019 avec 16%, Ousmane Sonko est maintenant maire de la commune de Ziguinchor. Il y a moins de 10 ans, Sonko avait du mal à avoir accès aux médias, alors que Macky, Idy, Khalifa et même Barthémy Dias pouvaient se payer le luxe de choisir à quel support s’adresser. Ousmane Sonko, c’est avant tout un lanceur d’alerte. Chaque semaine, Sonko sort une nouvelle affaire.

La haine de la chose politique

Une attitude qui lui attire la sympathie d’une partie du public qui voit en lui un Snowden du Sénégal. Suspendu dans un premier temps par le ministère des Finances, Ousmane Sonko est radié de la fonction publique par décret présidentiel. Lui qui a demandé à son père socialiste de quitter la politique est maintenant radié pour ses ambitions…politiques. « Je détestais tellement la politique que, lorsque le débat virait à la politique, je me levais et je m’en allais », confiait-il à nos confrères du journal L’As.

L’enfant terrible a fait ses humanités à Ziguinchor. Depuis lors, Ousmane est presque resté le même. Sa mère a beau s’opposer à son entrée en politique, elle n’y peut rien.

Une cible privilégiée

Son fils introduit même un nouveau discours dans la classe politique sénégalaise. Nous allons sortir la France du F Cfa, à défaut, le Sénégal va abandonner cette monnaie, promettait le candidat Sonko en 2019. Des questions sur lesquelles la classe politique sénégalaise reste peu loquace pour ne pas dire muette. Ex-auditeur interne à la direction du contrôle interne de la DGID, Sonko a comme point fort d’avoir axé son discours sur ce qu’il connaît le mieux, la fiscalité en particulier et la politique économique de façon générale.

Avec la mairie de Ziguinchor, il a désormais une première occasion pour répondre par des actes. Pour l’instant, il reste l’opposant le plus en vue contre le régime de Macky Sall. « La plupart des opposants ne s’opposent, en réalité, qu’à Ousmane Sonko. Certains sont des opposants de Macky Sall qui les a financés pour qu’ils attaquent l’opposition », affirmait le leader du Pastef lors d’un déplacement à Ziguinchor en septembre 2020.

La première et la deuxième vague

Une première au Sénégal. Certains le qualifient d’indépendantisme, d’autres l’accusent d’être un potentiel terroriste qui cache ses épouses, l’obligeant ainsi à exhiber sa deuxième femme dans un meeting. A défaut de l’avoir monté de toute pièce, le régime de Macky Sall tente tout au moins de l’exploiter à fond pour l’éliminer définitivement. Sonko se sent alors galvanisé au point de prévenir le pouvoir sur les conséquences d’une deuxième vague.

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