Actualités

La série noire dans nos structures de santé

Il est inadmissible que ce pays continue de se faire mal sans arrêt. Un pays qui joue avec sa santé, son économie intérieure ( production locale), sa sécurité et sa survie sont en sursis. Lorsqu’il est question de devoir alerter sur ce qui ne marche, certains thuriféraires zélés et sans aucune base argumentaire cherchent à divertir l’opinion avec des essais de diabolisation pour nous faire paraître sous l’habit de politicien encagoulés.

C’est votre choix de légitimer vos primes, c’est le nôtre de servir notre unique nation. Le Sénégal est devenu ce pays où le prestige d’une élite, normalement au service de sa population, est confondu avec les priorités de la nation. Toute idée opposée pour une raison savante est un crime de lèse majesté. Voilà le résultat désastreux de cette incurie indescriptible qui expose cette nation en construction.

Comment peut-on faire de la politique sans les vrais débats, et pourquoi uniquement les questions électorales intéressent nos hommes politiques ? Si le bénévolat était appliqué ou certains avantages des députés supprimés au profit d’un contrat de législature, beaucoup de masques tomberaient.

A l’issue de la pandémie à COVID 19, il était clair que le Sénégal ne dispose pas de système de santé. Pour un État sérieux, la priorité ne saurait être recherchée, c’est ce sempiternel secteur. Mais non, nous préférons embellir Dakar et décorer certaines localités oubliant fondamentalement la santé publique. Les infrastructures manquent, le personnel qualifié aussi et le peu dont on dispose est meurtri par la gestion politicienne de ce département.

Tivaouane, après Louga et Linguère bien avant sans oublier Kaolack sont l’infime partie de ce désastre qui nous sert de système de santé. Le tourisme médical étant accessible à cette élite politique montre l’irresponsabilité de ces privilégiés qui viennent nous tympaniser en période de campagne avec l’enduit qu’il faut pour berner et satisfaire leur libido politicien insatiable. L’heure a sonné pour que la gestion en matière de santé publique soit frappée du sceau »extrêmement important ».

A Tivaouane, ce mercredi noir, la santé nous interpelle comme l’a fait il y’a 4ans le khalife général Seydi Aboubacar Mouhamadoul Mansour au ministre de la santé, l’hôpital est une urgence extrême. Il manque de tout. Les appuis du patriarche et tous ceux qui l’ont soutenu ne représentent pas grand chose par rapport au besoin élevé de ce district. Un district qui polarise tout un département et avec une ville comme Tivaouane qui est constamment fréquentée par des centaines de milliers de personnes mérite une priorisqtion pour faire de la prise en charge une réalité. L’enfumage et le rafistolage étant, le résultat est encore affligeant. Nos enfants sont partis dans des circonstances innommables.

A quand la culture de la démission ? Moi, ministre de la santé, je quitte cette station pour permettre à un autre plus compétant de faire valoir son expertise au lieu de nous servir de laconique communication. Chercher la petite bête, histoire de sauver sa peau par de simulacres enquêtes est ce qu’il faut éviter. Trouver une cobaye, il en restera plusieurs dans la forêt. Autorités politiques, le sérieux est une valeur.

La sécurité des bâtiments et édifices publics est préoccupant. Le ministère de l’intérieur et de la sûreté est aussi indexé. Comment peut-on parler de sérieux et de sécurité publique dans un hôpital sans alarme, ni détecteur d’incendie encore moins d’extincteurs fonctionnels? Qui dirige la commission sécurité publique dans les départements ? La chaîne de responsabilité doit être pointée.

On est prompt à agir lorsque certains opposants ou manifestants sont concernés, mais on traine les pieds sur l’essentiel, les messages macabres ne doivent constituer votre menu fretin Monsieur le ministre. Nous sommes en droit d’aspirer mieux. Nous sommes partagés entre le marteau de l’insécurité publique avec les aggresions et autres assassinats et l’enclume de l’insouciance ou de la négligence des normes sécuritaires dans les hôpitaux. Président, les tweets aussi nombreux soient-ils, ne soulageront notre mal. Nous sommes consternés.

En attendant, Djolof tient son souffle et se met en mode politique électoraliste. Partira, partira pas, Dieu sauve ma patrie.

Par Amsata Niang

Répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.